En 2005, les prix ont été tirés vers le bas grâce à Internet.
Contre toutes les idées reçues, et selon Capgemini, les tarifs des banques ont baissé de 1,5% dans le monde et de 8,5% en France en 2005. Un français paye en moyenne 74 euros par an pour ses service bancaires soit un peu moins que la moyenne européenne.
Ces chiffres sont issus d’une étude publiée début 2006. Elle a été réalisée avec des banques (ING et l’EFMA) auprès de 142 établissement financiers dans 20 pays européens. Elle prend en compte le coût de services de base : la gestion du compte courant, celle des moyens de paiement et des espèces, ainsi que des services plus exceptionnels (chèques de banque, etc.). Olivier Ducass, directeur associé de Cap Gemini déclare : « Quarante consultants ont travaillé pendant six mois, nous avons mis plus de moyens que ne peuvent le faire les journaux », il poursuit sur l’existence d’ »un décalage assez fort entre l’image négative des banques et la réalité de leurs pratiques ». « Sans doute les banques sont-elles desservies par le manque de transparence de leurs tarifs, ajoute Olivier Ducass, pourtant ceux-ci baissent, dans un contexte de prix déjà bas en matière de crédits à l’habitat et à la consommation. »
En France, la baisse des tarifs observée en 2005 intervient après une longue période de hausse entre 1990 et 2004. Cet baisse ne compense cependant pas les hausses précédentes. Votre sentiment, tout comme le miens, est donc exact, je payais bien moins cher mes services bancaires auparavant.
La baisse des prix en France s’explique essentiellement par la décision de nombreuses banques de rendre gratuit l’accès à l’Internet. Il faut noter cependant que cette mesure de gratuité n’est pas encore généralisée et certains établissements bancaires continuent de faire payer un service leur permettant des économies substantielles. Aucune grande banque française ne s’est d’ailleurs aventurée à annoncer que ses tarifs avaient baissé l’an dernier : dans un entretien au Monde du 9 mars, le directeur général du Crédit agricole, Georges Pauget, a indiqué que les tarifs de sa banque avaient faiblement augmenté en 2005, de 1,5 % en moyenne. Par ailleurs, l’usage de l’Internet étant surtout développé parmi les clients aisés, la baisse des prix ne profite pas de la même façon à tout le monde. D’autant que la facturation des incidents de paiement, qui frappent les personnes en difficulté, continue, elle, en revanche, à augmenter.
Après avoir pris connaissance de l’étude, l’UFC-Que Choisir, très attentive aux pratiques bancaires, a indiqué qu’elle n’y voyait « aucun réel motif de réjouissance pour les consommateurs ». « Les problématiques sur le marché de la banque de détail demeurent : des marges excessives sur les services de base (35 % sur les retraits d’espèces aux distributeurs, 65 % sur les prélèvements et jusqu’à 100 % sur les virements), une augmentation du périmètre des services payants, une absence d’information sur le coût réel de sa banque et une sélection des clients toujours accrue », estime Vanessa Dagand, spécialiste du secteur bancaire au sein de l’association de consommateurs.
D’après un article du monde de Anne Michel
bonjour , pouvez vous me dire , si c’est possible de ne pas etre dependant d’une banque , pour les versements de retraites ou autres?
pouvons nous avoir les versements directement a notre domicile, comme cela etait avant! merci GH